Flórez & Villazón, TCE

Voici la chronique la plus objective possible (j’adore Villazón; beaucoup moins Flórez; chacun ses goûts).

Mieux vaut passer sous silence le Prag Philharmonia et son jeune chef Michele Mariotti qui m’ont paru assez décevants.

Les deux protagonistes n’en avaient que plus de mérite. Pas question de les comparer car ce serait leur faire injure tant leur voix, leur style, leur personnalité différent. Une chose est certaine, la technique irréprochable du premier associée à l’expressivité passionnée du second ont donné aux spectateurs venus en foule un plaisir indiscutable.

D’abord le duo Romeo / Tebaldo d’ I Capuleti e i Montecchi a mis en relief les différences fondamentales de ces deux très belles voix; ensuite Flórez a interprété, avec une aisance étonnante l’air du Roméo de Gounod; puis Villazón a “attaqué” (le mot est juste) l’air du Cid avec un peu de fébrilité, heureusement vite maîtrisée, pour conquérir le public enthousiaste.

2ème duo : Rodrigo / Otello de l’Otello de Rossini: quelques notes aigües ajoutées par Flórez, quelques vocalises approximatives de Villazón m’ont laissé une impression mitigée.

La suite du programme était plus légère: Estrellita par Flórez, plus charmeur; Júrame par Villazón, passionné; Granada spectaculaire par Flórez et le tango de Gardel: El dia que me quieras, où Villazón a déchainé le public, à juste titre.

Enfin un medley latino-américain, en duo, sans grand intérêt: le manque (probable) de répétition donnant une impression désagréable de “flottement”.

En bis, 3 valeurs sûres: Flórez, éblouissant de virtuosité dans la Fille du Régiment (alternant italien et français), applaudi chaleureusement par le public et son partenaire; celui-ci, prenant la suite, a déclaré, avec humour, qu’il chanterait la même chose, une octave en dessous, puis finalement a renoncé pour interpréter Ya mis horas felices où son charisme exceptionnel déclencha l’ovation de la salle entière..

Pour terminer cette magnifique soirée, les deux ténors ont chanté Amapola, avec la bonne humeur contagieuse de deux collègues qui s’admirent et se respectent.

Nombreux rappels et standing ovation ont conclu ce très beau concert.

Catherine (la parisienne)

Publicado el 9 julio 2008 en Sin categoría y etiquetado en , , , , , . Guarda el enlace permanente. 9 comentarios.

  1. Gracias por la estupenda crónica y las fotos, Catherine…🙂

  2. Merci beaucoup, Chaterine, pour ta belle chronique, j’ai vraie envie de ta sort pour avoir pu assister a ce concert de grand succes!!!

  3. Gracias Chaterine !!!

    Una entusiasta barcelonesa de Villazón !!!!

  4. Merci , Catherine !!! Se echaba de menos una crónica del evento .
    Y no te preocupes por ser imparcial, seguro yo lo sería el doble porque me gustan los dos !!!😉

  5. A mi també m’agraden tots dos. Estupenda crònica!
    Gràcies Catherine i gràcies Mei. Un plaisir.

  6. Me tome la libertad de linkear a esta pagina desde mi site. Gracias por las fotos.

  7. Adelante, GtelloZ, ningún problema…

  8. Pues debia ser una auténtica gozada asistir a un concierto a cargo de los dos tenores más deseados del mundo !Además se debe añadir que todo esto se ve reforzado por la admiración mutua que ambos se manifiestan.El hecho de que alguien con tanto talento hable tan bien de un compañero de su misma categoria me resulta especialmente emocionante.Ahora me viene a la memoria el comentario radiofónico de Carlo Bergonzi acerca de la interpretacion de “Spirto gentile” por Alfredo Kraus en el Liceu en 1982, afirmando categóricamente que era imposible superarle.

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